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Outre le
crayon ou la plume, l'enluminure suppose l'utilisation de quelques
matériels spécifiques...
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Le parchemin :
Nous utilisons des parchemins en peau de
bête apprêtée, veau, mouton, chèvre...
La peau tannée et dégagée de toute ses
impuretés doit encore être traitée pour éliminer les éventuels résidus
de graisse. Pour cela on la frotte avec de la poudre de pierre ponce et une
chute de peau tannée afin de lui donner un aspect le plus lisse possible et
permettre une meilleure adhérence de l'encre et des couleurs.
Le meilleur parchemin provient d'un jeune animal
dont la peau est encore fine. Le plus prestigieux étant le vélin, peau
d'un veau ou d'un agneau mort-né.
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L' or :
Il se présente en poudre ou en
feuille.
La feuille libre est très délicate à
manier parce que d'une extrême légèreté. On utilise pour la
manipuler à l'abri de tout courant d'air, un coussin et un couteau
à dorer.
La feuille d'or d'applique est d'une
utilisation plus aisée puisque adhérente à une feuille.
L'or se pose sur "une assiette".
On utilise généralement un
gesso dont il existe plusieurs recettes à base de colle de peau de
poisson ou de lapin, et de plâtre éteint. L'épaisseur du gesso donne du volume à la surface
dorée.
L'ensemble des ingrédients est mélangé dans un mortier avant d'y ajouter
la colle de peau de poisson et parcimonieusement de l'eau de pluie
jusqu'à obtention d'une pâte onctueuse dépourvue de grumeau et de bulles
d'air.
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D'autres techniques donnent un rendu plus à plat de l'or, on utilisera
alors de la gomme ammoniaque par exemple, et pourquoi pas le jus
d'ail.... |
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Toutes les couleurs sont d'origine
végétale, animale ou minérale. Citons à titre d'exemples...
Les vermillons ou rouges cramoisis proviennent de l'oxyde de plomb ou de
cinabre ... Les bleus nous seront donnés
par des pierres semi-précieuses comme le lapis-lazuli... Le safran nous
donne le jaune, la malachite ou l'argile le vert ! |
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Les
liants :
Le liant permet au pigment d'adhérer sur le parchemin. Il existe
là encore plusieurs méthodes. Les plus usitées sont dites "à la
détrempe médiévale" ou "à tempéra". La première est à base
de blanc d'œuf tandis que la deuxième utilise le jaune d'œuf. Ces
préparations permettent de lier le pigment
finement broyé.
A l'aide d'un pinceau on peut alors déposer la couleur en couches successive
sur le parchemin. La variation des couleur se fait par superposition
des pigments. Il ne faut en effet pas mélanger les pigments entre
eux, leur nature différente pourrait provoquer des réactions
inattendues et nuisibles au résultat escompté.
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